Comme vous le savez tous, je suis de retour dans nos vertes contrées (vu le temps qu il y fait au moment ou j entame cette dépêche, on sait pourquoi elles sont vertes et je ne m'étendrai pas sur ce sujet qui fâche). Donc, c'est officiel : finie la vie de bohême. Oubliés les hôtels. Rangés les sacs à dos et la panoplie de marcheuse. A la poubelle les tee-shirts lavés cent fois et ayant perdu toutes leurs couleurs. Une page est tournée.
Cependant, je n'ai pas oublié que j avais coupé court à mon récit sans l'avoir achevé, le temps ayant pris une avance sur moi que j ai trouvé impossible de combler alors que nous étions « sur la route » (ouais, ça fait un peu tournée mondiale des Stones, mais j aime bien l expression). De plus, à l époque, il me semblait qu’il serait une bonne idée de laisser quelques épisodes pour mon retour, histoire de continuer à faire briller en moi la flamme du voyage, faire comme si ce n était pas tout à fait terminé, pour faire durer le plaisir, quoi. Je me disais que, pour vous, ça serait aussi l'occasion de vous transporter un peu à nouveau dans des régions inconnues que, de toute façon, je n'aurai jamais l'audace de vous décrire avec ce niveau de détails une fois que je vous reverrai en personne (je préfère vous barber via internet : de cette façon, je ne vous vois pas bailler d ennui et vous pouvez interrompre votre lecture à votre aise sans blesser mon ego). Bref, malgré le scepticisme ambiant, j étais parvenue a me convaincre que mes raison étaient tout à fait valables et que non, non, non, je n étais pas en train de me leurrer...
Et donc, comme promis, me revoilà, motivée par le besoin de finir ce que j ai commencé. Pour répondre a la question que certains m'ont posée, je trouve facile de me remettre dans le bain et de me transporter là où je le souhaite. Pour vous, il n'en est peut-être pas ainsi après que je vous ai négligé pendant deux mois... Donc fermez les yeux, prenez une longue inspiration et remettez-vous dans l ambiance. Souvenez-vous : je vous ai laissé, un peu lasse après trois bus différents (chacun ayant couvert maximum 30km), le sac (lourd) sur le dos au poste frontière qui sépare le Honduras et El Salvador. Et à notre grande surprise, tout était calme, ce qui nous changeait vraiment des autres frontières d Amérique Centrale. Là, avec tout notre barda, nous traversions la ligne imaginaire sans nous faire harceler, ni même interpeller. Imaginez notre choc ! Nous avons montré nos passeports à un agent en uniforme que nous avions correctement identifié comme un agent de l immigration (il ne faisait que passer par la et ne nous avait rien demandé). Tout sourire, il a inspecté nos documents et nous a indiqué de poursuivre notre chemin. Nous avons continué à avancer dans le no man’s land de quelques centaines de mètres qui sépare les deux pays. En fait, n'ayant rencontré aucun problème, nous pensions même avoir omis de faire quelque chose. Mais non, aucune embûche. Il se trouve juste que cette frontière-la est très peu pratiquée par les touristes et que si touristes il y a, ceux-ci auraient déjà rempli leur formalité d immigration dans les pays voisins, c'est a dire a l intérieur de l équivalent local de notre espace Schengen (vous savez, celui qui vous permet d aller en Espagne acheter des cigarettes et de l alcool sans formalité de frontières... Vous vous reconnaîtrez...) et qui regroupe Le Guatemala, El Salvador, le Honduras et le Nicaragua. Donc pas de tampon en entrant au Salvador. C est dommage car nous, on aime bien les tampons. Ca concrétise notre passage quelque part et à notre retour, lorsque nous penserons avoir rêvé tout ceci, nous pourrons ouvrir nos passeports tamponnés a bloc et les contempler, les yeux remplis de nostalgie.
Comme d'habitude, je me suis posé la fameuse question : qu est ce que je connais d’El Salvador ? Une fois de plus, pas grand-chose. J avais une vague idée d une guerre civile avant même de mettre les pied en Amérique Latine, idée qui s est ensuite précisée lors de mes lectures sur le Nicaragua et le Honduras (l histoire de tous ces pays étant liée). Mais a part ça, rien. Même pas la capitale qui, pour info, s appelle San Salvador. Pas facile d éviter la confusion entre le nom du pays (El Salvador) et la capitale (San Salvador) ! J’avais vu sur la carte de l Amérique Centrale que c’était un tout petit pays et après renseignement et pour vous donner un ordre d’idée, je peux vous annoncer qu’avec ses 21.000km2, il est un poil plus petit que la région Poitou-Charentes mais trois fois plus peuplé (6,3 millions de Salvadoriens contre 1,7 millions de Picto-Charentais), ce qui en fait le pays d’Amérique centrale où la densité est la plus élevée. Malgré ma quasi absence de connaissances, j'étais très intriguée par les échos reçus des rares voyageurs s’y étant aventurés et qui se résumaient à ceci : pas grand-chose a y faire, mais on y trouve aucun touriste ainsi que les gens les plus chaleureux d Amérique Centrale. Il n'en fallait pas plus pour nous convaincre.
L'histoire récente d’El Salvador est marquée par une décennie de guerre civile sanglante qui s’est achevée au début des années 90 seulement, faisant 75.000 morts et un trou de 6 milliards de dollars dans le budget « affaires étrangères » des Etats-Unis (jamais loin lorsqu il s’agit de l’Amérique Centrale). Cet épisode traumatique fut le fruit de plus d’un siècle de disparités grandissantes entre une poignée de riches (descendants des Espagnols. L’indépendance fut octroyée en 1821) et des masses pauvres, dans un contexte de commerce du café prospère. Dire que El Salvador est un pays en rémission est un doux euphémisme mais ce qui surprend, c’est la rapidité avec laquelle ce pays se relève économiquement. Ce fut presque un choc de découvrir un pays nettement plus moderne et opulent que les voisins hondurien ou nicaraguayen, alors que nous nous attendions à encore plus de misère. Il n’y a qu’à traverser la frontière avec le Honduras pour immédiatement sentir la différence dans tout un tas de petites choses : les véhicules, les gens, la quantité de détritus au bord des routes moins importante, les signes extérieurs de richesse).
Nous avons grimpé dans le premier bus à destination de la Palma, petite ville du nord du pays, à moins de 20km de la frontière. Musique à fond dans notre bus coloré, nous pouvions observer de vertes collines qui s étendaient à perte de vue. La pluie a vite commencé à tomber à nouveau (nous avions eu un épisode particulièrement humide quelques heures plus tôt qui, avec tous nos sacs a trimballer, avaient fait monter la tension de quelques crans), assombrissant notre arrivée dans ce nouveau pays.
Le bus nous a laissé quelque part dans la ville, nous laissant le soin de trouver notre hôtel, sans carte. Heureusement, je ne suis pas affectée par ce mal étrange (particulièrement masculin, en Angleterre) qui empêche de demander son chemin a des passants (sous peine, j imagine, de castration immédiate ou quelque chose de terrible de cet ordre-là). Donc, finalement, trempés comme des soupes, nous avons trouvé l’Hôtel La Palma pour apprendre qu’ils avaient une chambre de libre pour le soir même mais aucune pour le lendemain. L’idée de porter mon sac à nouveau le lendemain me remplissait d horreur mais quand on n a pas le choix, on boude un coup et ça passe...
Nous avons profité d une brève accalmie pour aller faire un tour de la petite ville car nous avions déjà aperçu, même sous la pluie, qu elle avait quelque chose de spécial. Pour la petite histoire, un peintre du nom de Fernando Llort s y est installé au début des années 70 et rapidement, se mit à développer un style naïf très bariolé qu’il enseigna aux villageois qui eux-mêmes commencèrent à reproduire les mêmes personnages et animaux des campagnes salvadoriennes sur toute sorte de matériaux, allant de toiles a des boites en bois tout en passant par les murs de la ville. C est vraiment quelque chose de formidable que de se promener dans cette petite bourgade et de s arrêter tous les 10 mètres pour admirer des œuvres aux mille couleurs sur le mur des maisons, sur les poteaux électriques, sur les portes, les balcons. Les supports pouvant être recouverts du style de Fernando Llort sont innombrables et quand toute une ville est encouragée à développer un esprit créatif, cela donne quelque chose de vraiment très intéressant.
Le soir, nous dînions a l’hôtel, sur une jolie terrasse donnant sur une foret ou je commandais le plat typique du pays : des pupusas (a prononcer « poupoussasse"). Le nom est amusant mais le plat lui-même n est pas une expérience culinaire inoubliable. Ce sont en fait des petites galette rondes de farine de maïs, fourrées des grand classiques (voire incontournables car il n y a pas grand-chose d autres) d Amérique Centrale : du porc frit ou du poulet, des haricots rouges en quasi purée, du fromage (qui a le goût de la feta périmée) et, dans ce cas precis, un banane plantain. En somme, rien qui bouleversera la vie des amateurs de bonne chère... Mais ce qui est intéressant, c est la passion qu’à ce pays pour les pupusas. Pas un coin de rue ou on ne trouve pas une pupuseria (ou on sert uniquement des pupusas). El Salvador célèbre même son plat préféré avec un jour national de la pupusa (le 13 novembre, si ça vous intéresse)!
Ma passion pour les pupusas n’a duré que le temps d un dîner (et encore, j étais guère impressionnée. Plutôt amusée par l’ampleur du phénomène) car je ne sais pas si celles qu’on m a servies n’étaient pas d une grande fraîcheur ou si mon estomac devenait capricieux, mais disons que la nuit qui a suivi fut sous le signe de l athlétisme, puisque de façon régulière, je fus obligée de piquer un 100m (pour dire vrai, plutôt un 5m) jusqu’à la salle de bains. Je ne vous fais pas de dessin. Tout comme je vous épargnerai les détails du voyage en bus le lendemain jusqu’à la capitale San Salvador, puisque nous devions quitter la Palma. En fait, je crois que c’était la première fois de tout notre périple que j’étais aussi mal, aussi longtemps. J’étais si mal que j’ai même contemplé l’idée d aller directement dans un hôtel 4*, histoire d’avoir une salle de bains d un standard suffisant pour y passer tout le temps que je voulais. La raison (qui s appelle Joe) a pris le dessus et en arrivant à la gare de bus de la capitale, je négociai un taxi qui allait nous emmener jusqu a un hôtel recommandé par notre guide Lonely Planet. Tout ce que je voulais : un lit et une salle de bains. Et comme tout ceci me minait vraiment, j avais besoin de repères que j’ai trouvé sous la forme du grand centre commercial voisin où je pourrais trouver des noms et des marques familiers. Juste au cas où je touche le fond du fond. Quelle tristesse quand la vue d un Pizza Hut (où je ne mange jamais !) ou d un Gap (où je ne mets jamais les pieds !) vous réconforte... C’est que vous êtes sérieusement en danger, à mon avis. Je réalise que ce que je viens de dire doit vous aussi vous faire frémir d’horreur mais sachez que, ayant le choix, j’aurais préféré me trouver près d’une boulangerie ou d’un petit resto style brasserie servant un bon steak tartare ou une bonne andouillette/frites. Malheureusement, la culture française étant sérieusement limitée dans le monde en général et à San Salvador en particulier, on se contente donc de ce qu’on a à disposition en matière de repère...
A San Salvador, je me croyais aux Etats-Unis. Franchement. Ca m’a totalement bluffé parce que je ne m y attendais pas. Il n y a pas un moment, pas un seul, où dans son champ de vision on n’ait pas un Burger King, un Pizza Hut, un Wendy’s ou tout autre célébration de la junk food (ou malbouffe, comme dirait José Bové). Je ne dis pas que je n’y touche jamais : ça serait mentir. Mais en être entourée de cette façon, ça donne sérieusement envie de vomir. Alors, quand en plus on a la tourista, je ne vous explique pas la galère !
Nous sommes restés quatre jours a San Salvador : les deux premiers, je les ai passé au lit. Le troisième, nous avons pris un bus pour le centre ville qui, après Lima, doit être la ville la plus laide où nous ayons mis les pieds. Complètement délabrée, bordélique, sans réel intérêt historique et envahie de fast-foods, nous n’y avons pas fait long feu car pour couronner le tout, nous ne nous y sentions pas vraiment en sécurité. Désespérés, nous sommes retournés dans le quartier de notre hôtel et sommes allés nous perdre dans le centre commercial voisin, nous assommant avec une overdose de magasins. En anglais, il y a une expression qui s’appelle « retail therapy » et qui veut dire quelque chose du genre « thérapie par le shopping ». C est là que j ai pris toute la mesure de cette expression si appropriée. Minée par le fait que je ne me sentais pas bien physiquement, déçue par cette ville ne procurait aucune joie, j ai fait comme toute femme normalement constituée : je suis allée m acheter non pas une mais plusieurs paires de chaussures (à 8 Euros la paire, les conséquences auraient pu être pire...). Et ça m’a fait un bien fou. Pour finir cette journée particulièrement gratinée, nous sommes allés voir Pirates des Caraïbes (3eme partie), film absolument insignifiant qui, pour me punir, m’a permis d attraper une sinusite de folie à cause de la clim, frisant les températures polaires.
Mon rhume n’a commencé que le lendemain, alors que nous avions décidé de nous échapper de cette ville pour découvrir un endroit qu on nous avait vivement recommandé : Suchitoto. Rien que le trajet pour arriver jusqu’à cette petite ville m’a réconcilié avec El Salvador. Dans notre « chicken bus », nous avons pu nous rappeler à quel point les capitales peuvent être vilaines. Certaines ont la chance d avoir un coeur plein d histoire, de monuments et d endroits intéressants (pas San Salvador), mais toutes sans exception sont enveloppées par des banlieues et quartiers périphériques absolument hideux. Mais une fois sortie de cette misère urbaine, nous poussions un soupir de soulagement en apercevant la campagne salvadorienne. A deux heures de là, Suchitoto nous offrait le charme, le calme et la beauté qui commençaient sérieusement à nous manquer.
A une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Suchitoto est un amour de petite ville. Ses bâtiments d’architecture coloniale, ses petites rues pavées : tout est beau d une manière simple, avec le charme laissé par le temps qui passe, sans trace de rénovation a outrance, à part la blancheur éclatante de l église sur le Parque Centenario. L ambiance était paisible. Nous étions dimanche, la population locale profitait de son jour de repos pour se retrouver dans la rue et papoter à l ombre alors que soleil tapait fort et comme El Salvador n est pas une destination touristique, nous ne pouvions entendre aucune voix américaine ou européenne. C était terriblement reposant après le chaos de la capitale. Et surtout, pas un fast-food en vue.
Nous avons pris un verre de jus de fruit frais en terrasse, sous les arcades, observant tout ce petit monde vaquant à ses activités dominicales et cette douceur de vivre me permit temporairement d oublier les jours précédents. Nous avons fait un tour dans les petites rues de Suchitoto, tout en cherchant un restaurant qui, d’après notre bouquin de voyage, allait nous offrir une vue sensationnelle. Et en effet, La Fonda del Mirador ne nous a pas déçu. Derrière sa façade coloniale, dans une de ces belles cours dont on ne peut que deviner l existence de l extérieur, une jolie terrasse ombragée nous offrait une vue magnifique sur la vallée. De notre table, c’était comme si nous nous trouvions en haut d une falaise dominant le sinueux réservoir qui approvisionne la région en eau et, au loin, en arrière-plan, l’horizon vallonné propre au nord du Salvador. En plus, la cuisine était excellente et ma ensalada marinara (une belle salade garnie de poisson grillé) me ravit par sa simplicité et son absence de friture sous quelque forme que ce soit.
Apres ce repas entourés de familles salvadoriennes endimanchées, nous poursuivîmes notre exploration en nous dirigeant vers la vallée. En bas de cette pente raide (comment allions-nous la remonter ? Je me demandais...), nous avons trouvé un endroit très populaire avec les familles locales ainsi que de la capitale qui viennent y manger au restaurant ou se balader près du réservoir. Nous avons fait comme tout le monde et nous sommes étendus sur la pelouse pour profiter du soleil. Il était évident que nous avions bien fait de nous extraire de San Salvador pour aller découvrir une autre facette de ce pays, celui de la campagne, de la douceur de vivre, la vie à un rythme humain avec des besoins plus simples (et plus sains).
Le lendemain matin, à 5h, un taxi venait nous chercher pour nous emmener à la gare d’autobus, tentant de nous arnaquer par la même occasion, rajoutant quelques dollars au prix de la course indiqué au téléphone à la réceptionniste. Ce prix devait sûrement être le prix pour les locaux et en découvrant que nous étions des gringos, le chauffeur a cru qu il était justifiée de nous appliquer le prix « touriste ». A une heure aussi matinale et après quasiment 13 mois à nous faire arnaquer, inutile de vous dire que nous n’étions pas prêts a la discussion et qu il a du se contenter du prix original.
Et nous sommes montés dans le bus « international » (comprenez « confortable, moderne, avec la clim frisant les températures polaires et un film bien hollywoodien avec JC Van Damme ») en direction de Guatemala City, la capitale du Guatemala. J’avais beau être affligée d’une sinusite carabinée, je remarquais tout de même la route en très bon état, le paysage ravissant et pas jonché de détritus. Nous avions le sentiment de n’avoir fait que frôlé El Salvador, sans nous donner le temps d approfondir son histoire récente (qui nous aurait emmenés dans des coins très reculés ou nous n’avions pas le temps d aller), mais nous le quittions avec la satisfaction d avoir découvert un pays très différents de nos préjuges. Nous étions à une vingtaine de jours de notre retour en Europe et je me sentais « le derrière entre deux chaises », dans une phase de transition. Je crois que j’étais lasse de l Amérique Centrale et des efforts que cette région me demandait comme parler espagnol en permanence, être sur mes gardes tout en n’exagérant pas dans la parano, accepter d’être tout le temps dans une situation incertaine comme on en trouve seulement dans le monde de culture latine avec sa joie de vivre, certes, mais aussi son absence de certaines règles sociales, son désordre et son imprévisibilité. Aussi, je crois que j’en avais marre d’être en mouvement en permanence, de faire, défaire, porter mes sacs tous les 2 ou 3 jours. Enfin, je pense que j avais envie de retrouver mes repères à moi, ma culture, la cuisine que j aime, ma famille, mes amis. Ma vie, quoi.
Je savais déjà que je n’apprécierai pas le Guatemala à sa juste valeur car je n’étais pas dans le bon état d’esprit. Et déjà, je m en voulais énormément. Ce a quoi j aspirais était simple et précis : une plage, du soleil, une mer turquoise. J’ai hésité à tracer tout droit vers le Belize qui promettait d’exaucer mes souhaits, mais cela aurait été injuste pour Joe qui, de son coté, avait encore de l’enthousiasme et de l’énergie. Alors, je me suis préparée à faire connaissance avec le Guatemala qui, il semblerait, parvient à charmer tous ceux qui s'y aventurent.
¡ Adiós, El Salvador !
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